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Affaires Sobrinho-BAI-SCBG: Kroll Associates détient-il la clé de voûte ?

La PNQ axée sur l’affaire Alvaro Sobrihno

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Affaires Sobrinho-BAI-SCBG: Kroll Associates détient-il la clé de voûte ?

Affaires Sobrinho-BAI-SCBG: Kroll Associates détient-il la clé de voûte ?

Affaires Sobrinho-BAI-SCBG: Kroll Associates détient-il la clé de voûte ?

Kroll. Ou Kroll Associates! Voilà un nom qui risque de venir au-devant de l’actualité depuis que les institutions gouvernementales ne jurent que par les compétences de ses enquêteurs, reconnus pour leurs capacités de tirer au clair des cas complexes. Le leader de l’Opposition, Xavier Luc Duval, a brandi un de ses rapports d’enquête, hier au Parlement, pour essayer d’acculer le ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, Sudhir Seesungkhur, dans l’affaire Alvaro.

Un rapport qui fait beaucoup de bruits depuis la PNQ d’hier. Mais il faut aussi savoir qu’un deuxième rapport d’enquête est attendu de Kroll à la fin du mois. Celui-ci concerne cette fois les résultats d’un Asset Tracing Exercise des avoirs du groupe BAI.

Kroll Associates est une organisation très sollicitée dans le monde pour mener des enquêtes dans le monde financier ou pour reprendre un terme très en vogue, l’intelligence économique et financière. Peu de personnes étaient au courant que la Financial Services Commission (FSC) avait diligenté une enquête sur l’homme d’affaires Alvaro Sobrinho suivant les allégations à son encontre et les informations peu flatteuses concernant ses activités professionnelles. Le rapport Kroll n’incrimine pas directement l’homme d’affaires. Et c’est, sans doute, pour une des raisons qui a motivé la FSC à finalement autoriser à ses sociétés de démarrer leurs opérations à Maurice. es observations du rapport sont loin de laisser imaginer que le milliardaire angolais serait « blanc comme neige ».

« Alvara Sobrinho’s public profile is extensive and is caracterised by his connection to several investigations into alleged money laundering and other financial misconduct », fait ressortir le rapport soumis à la FSC en avril de cette année. Les enquêteurs de Kroll avaient proposé d’approfondir l’enquête. Il semblerait que la FSC n’a pas choisi cette voie en décidant, le 25 mai dernier de donner son feu vert aux sociétés de Sobrinho de démarrer leurs opérations à Maurice.

C’est exactement là où se trouve la plaie dans laquelle Xavier Duval a mis le doigt. Pourquoi la FSC n’est pas allée de l’avant avec une enquête approfondie ? Ou pourquoi n’a-t-elle attendu des résultats plus concrets, qu’ils soient bons ou mauvais, avant de prendre une décision aussi importante ? Kroll Associates avait-il des raisons de croire qu’il fallait approfondir leur enquête ? La FSC a peut-être ses raisons, mais celle avancée par le ministre n’a visiblement pas convaincu quand il dit qu’on ne peut bloquer la licence d’un demandeur de façon indéterminée. Que se passera-t-il si, demain, une des nombreuses enquêtes en cours au Portugal ou en Angola incrimine l’homme d’affaires ?

Ce n’est qu’une simple question, mais elle pourrait être lourde de conséquences pour le secteur financier. Mais attendons voir…

Attendons voir de ce qui se passera, également, dans l’autre enquête, l’Asset Tracing Exercise des avoirs du groupe BAI, que mène actuellement Kroll Associates. Les enquêteurs de Londres, menés par David Lawler, Managing Director du Financial Investigations Department, sont à Maurice depuis le début de cette semaine pour éplucher les dossiers en vue de soumettre une première ébauche de leur rapport d’ici à la fin du mois aux autorités mauriciennes concernant les détournements de fonds allégués au préjudice des clients du groupe BAI.

Les résultats de cette enquête, comme nous l’avons souligné dans un article de Lepoint.mu, seront déterminants quant à l’équation que le gouvernement trouvera pour rembourser les anciens clients de Super Cash Back Gold (SCBG) et de Bramer Asset Management (BAM). Kroll Associates a, en effet, pour mission de dresser un relevé des avoirs du groupe BAI, financés à partir des contributions des Policy Holders du Super Cash Back Gold et de Bramer Assets Management. Dépendant des résultats, cela pourrait permettre aux autorités d’enclencher une nouvelle opération de recouvrement en vue de rembourser ceux qui n’ont pas encore été payés.

Une des pistes à suivre, laisse-t-on comprendre, est le montant de Rs 17,3 milliards mentionné dans le rapport des Forensic Auditors de nTan Corporate Advisory Pte Ltd. A la page 8 de ce rapport soumis à la Banque de Maurice le 30 mai 2016, il est en effet indiqué que « given the constraints of time and limited access to and availability of certain records, documents and personnel, we have been unable to ascertain if additional payments were made by the related parties, which had received funds amounting to (at least) some Rs 17,3 billion from BA Insurance, Bramer Property Fund Ltd and Bramer Bank, with the objective of benefitting members of the Rawat family and associates ».

Ces derniersCes derniers, avec à leur tête Salim Muthy, rencontrent à nouveau le Premier ministre, Pravind Jugnuath cet après-midi, pour un « ultime » round de négociation et de contre-propositions.  gouvernement a proposé un remboursement à hauteur de 50%. Une proposition prudente ? Sans nul doute. Car à ce staCar à ce stade, le Premier ministre ne tient visiblement pas à s’engager dans des promesses qu’il ne pourra tenir. Donc, la « clé de voûte » se trouve désormais entre les mains de Kroll Associates et de ce que révélera l’exercice d’Asset Tracing.

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