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Bhadain démissionne après 925 jours comme député de Belle-Rose/Quatre Bornes

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Bhadain démissionne après 925 jours comme député de Belle-Rose/Quatre Bornes

Bhadain démissionne après 925 jours comme député de Belle-Rose/Quatre Bornes

Il y aura bel et bien une élection partielle à Belle Rose/Quatre Bornes. Roshi Bhadain a remis sa lettre de démission comme député de cette circonscription ce vendredi 23 juin au Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee. Parcours de celui qui n’est resté député que pendant 925 jours.

Élu en deuxième position à Belle Rose/Quatre Bornes avec 17 257 votes sur un total de 32 290 votants (53%), le leader du Reform Party a décidé de provoquer des élections.

10 décembre 2014- 23 juin 2017. Roshi Bhadain n’a donc été député que pendant 925 jours. Il a été ministre de la Bonne Gouvernance et des Services Financiers de décembre 2014 à janvier 2017 avant de siéger sur le banc de l’Opposition. Il tiendra une conférence de presse samedi à 10h et déjà on peut que l’Opposition n’est unie. Le MMM va présenter un candidat tandis que le PMSD laisse planer le doute s’il soutient Bhadain ou pas dans une circonscription où son leader, Xavier Luc Duval avait été  élu en tête avec 20 278 voix (62%).

Portrait de celui qui était devenu un homme public lorsqu’il avait été Directeur d’Investigation à l’Independent Commission Against Corruption.

Roshi Bhadain : De 2003 à 2017

Roshi Bhadain aime être à l’avant-plan. Le second rôle, ce n’est pas fait pour lui. Ancien Directeur d’Investigation à l’Independent Commission Against Corruption, il avait poursuivi cette instance après avoir été interdit à son poste le 3 décembre 2003 et démis de ses fonctions le 23 décembre de la même année. Ce sont les évènements d’alors et dans lettre d’interdiction d’alors, il était écrit que ““the recent course of events have led the Commission to believe that – (a) you are bringing the Commission into disrepute; (b) your presence at this office is prejudicing the smooth-running  of the Commission; (c) your conduct is against the interest of the Commission.”

Roshi Bhadain s’était vu projeter au-devant de la scène à travers l’enquête initiée contre la Mauritius Commercial Bank en 2003, alors qu’il occupe le poste de Directeur d’Investigation au sein de l’Independent Commission Against Corruption.

Après sa suspension, une enquête avait été annoncée mais qui n’a jamais eu lieu. Le 23 décembre, il reçoit une correspondence l’annonçant que le Board a décidé de mettre fin à son contrat. La commission avait fait mention que “after consideration of all relevant matters, including your performance and aptitude to work within this organization, reached the conclusion that you are not a suitable person for the post of Director of the Corruption Investigation Division.Since you are still on probation, the Commission has decided to terminate your contract with immediate effect.”

Il avait alors demandé un judicial review en compagnie de deux autres collèges, H.D Ghoora et D Halkharee en Cour et le chef juge d’alors, Y.K.J Yeung Sik Yuen et le juge B. Domah avaient conclu que la décision de l’ICACto dismiss the three applicants were flawed all along the line. We allow the application in all the three cases and quash the decisions taken against the three applicants.”

C’est au sein du barreau que Bhadain va faire parler de lui après des études en Angleterre. Il sera l’avocat dans certains ‘high profile cases’ de certaines personnalités. Il se rapproche en 2011 du leader du MSM, Pravind Jugnauth, poursuivi dans l’affaire Medpoint, en tant qu’homme de loi.

Le gouvernement Ramgoolam ne le tient pas en haute estime. Roshi Bhadain en fit les frais après les allégations portées contre lui par l’activiste travailliste, Hemant Bangaleea. Arrêté le mardi 17 décembre 2013, il est libéré dans l’après-midi après avoir payé une caution de Rs 25 000 et fourni une reconnaissance de dettes de Rs 200 000. Deux charges provisoires de «conspiracy» et «failing to give a receipt» avaient été retenues contre lui.

Décembre 2014: Entrée en politique

Il annonce aux côtés de Pravind Jugnauth en Cour de Rose-Hill ce jour-là sa rentrée en politique. Son but était connu…faire tomber Navin Ramgoolam. Roshi Bhadain devient l’homme de confiance du leader du MSM. Il gravit vite les échelons au sein du parti. En décembre 2014, il est candidat aux côtés de Xavier Luc Duval et Koomaren Chetty à Quatre Bornes Belle Rose sous la bannière de l’Alliance Lepep, qui avait vu le jour quelques semaines avant les élections. Contre toute attente, cette alliance remporte les élections. La campagne “Viré Mam” avait fait son effet.

Un nouveau portefeuille est créé qui lui donne un droit de regard sur tous les ministères. Comme ministre de Services financiers et la Bonne Gouvernance, il devient incontournable. Il jouit de la confiance absolue du Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth. La démission du leader du MSM après le verdict de la Cour dans l’affaire Medpoint fait de lui l’homme fort du gouvernement. Il prend aussi le portefeuille du ministère du TIC.

 BAI, Betamax…

Bhadain s’occupe des dossiers importants dont le démantèlement du groupe de la BAI et l’affaire Betamax. Il intervient, il explique la décision du gouvernement jour et nuit. L’ex ministre introduit aussi la fameuse loi Good Governance and Intergrity Reporting Act, connue comme la loi Bhadain. L’Opposition et le Bar Council montent au créneau et critique cette loi.

 Les premiers couacs

Pendant l’absence de Pravind Jugnauth, Roshi Bhadain s’en prend au ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo dans l’affaire Euro Loan. Il a le soutien de SAJ mais pas de Pravind Jugnauth, qui veut sauver le gouvernement. Roshi Bhadain ne digère pas cette démarche en son fond intérieur. En juillet 2015, il signe un nouveau traité avec Inde pour assurer un meilleur contrôle dans le secteur offshore. Il est encore une fois critiqué et doit expliquer pendant de longues semaines face aux critiques venant de Rama Sithanen et autre Paul Bérenger. En février 2015, il présente le projet Heritage City. Là aussi, il fait face à une forte opposition.

Heritage City…marque la fin de sa domination

De retour aux affaires en tant que ministre des Finances, Pravind Jugnauth décide de prendre le contrôle et il stoppe le projet Heritage City. Roshi Bhadain ne digère pas. Ses relations avec Pravind Jugnauth se corsent davantage lorsque le ministre porte plainte contre Gérard Sanspeur. Bhadain n’est plus dans le bon carnet. Il reste néanmoins ministre.

Janvier 2017: Absent de la cérémonie de prestations de serment

En janvier avec l’ascension de Pravind Jugnauth comme Premier ministre, Roshi Bhadain en profite pour prendre ses distances du gouvernement. “Je n’ai pas démissionné comme ministre, ni n’ai-je été révoqué”, dit-il. Dans le sillage de cette démission, il lance le Reform Party. Depuis, il s’est joint au groupe de l’Opposition.

Juin 2017: Il démissionne du Parlement

Il avait menacé de démissionner si le gouvernement va de l’avant avec le projet Metro Express. Lors de son discours sur le budget de Pravind Jugnauth le 16 juin 2017, il avait confirmé son intention de démissionner. Et une semaine après, il a soumis sa lettre pour provoquer des élections partielles.

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