Connect with us

Le château de Labourdonnais : Un bond dans les années ‘70

Découverte

Le château de Labourdonnais : Un bond dans les années ‘70

Le château de Labourdonnais : Un bond dans les années ‘70

Le château de Labourdonnais : Un bond dans les années ‘70

Le château de Labourdonnais est d’une architecture coloniale du XIXe siècle qui a hérité de la culture française et des influences méditerranéennes. La visite commence par la grande allée des intendances, entrée principale, qui mène à la somptueuse demeure, au détour d’une fontaine.  Bâtie sur un soubassement en pierre de basalte et construite en bois de teck avec une toiture recouverte de bardeaux de la même essence.  Les chambres se trouvent à l’étage et la cuisine se trouve dans un petit pavillon extérieur transformé maintenant en salle de séminaires, réunions de travail et d’expositions temporaires.

Le décor intérieur est de style victorien pour la salle à manger avec des meubles commandés en Grande-Bretagne, alors que la chambre et le salon sont aménagés dans un style français avec des fauteuils Napoléon III portant le monogramme du propriétaire ‘Wiehe’. Sur le mur des papiers peints à motif floral doré provenaient à l’origine de la manufacture française Jules Desfossé et le papier panoramique peint à la main de l’atelier alsacien Jean Zuber.

On peut découvrir le vestibule et sa magnifique marqueterie, la grande salle à manger avec son splendide décor de papier peint panoramique à la main et son beau lustre en cristal de Baccarat. Vient ensuite l’office de la maison où l’on devine l’univers de la gouvernante et des cuisinières, le grand salon et son mobilier d’époque portant le monogramme du propriétaire et le bureau du maître des lieux.

A l’étage, on y retrouve des salles d’expositions, qui proposent un parcours thématique sur le développement historique de l’île avant 1850, l’histoire de la famille Wiehe, les 150 ans du domaine et celle d’aujourd’hui avec ses vergers et sa rhumerie.

Enfin, de la varangue supérieure, on peut observer les jardins et le site de l’ancienne sucrerie et s’imaginer un bref instant les tenues d’apparat des anciens maîtres des lieux.

Les atouts du domaine

L’exploitation de la canne à sucre, une collection  impressionnante de variété d’arbres fruitiers de l’île, la création de nouvelles variétés de fruits et une Distillerie. Divers évènements sont proposés pour toute sortes d’occasion: mariage, réception, baptême et cocktails. C’est un vrai défi pour l’équipe qui gère le domaine en la personne de Bernard Maurice, le but de faire du Château de Labourdonnais un lieu culturel vivant où l’histoire, la flore, les vergers, la gastronomie et le savoir-faire mauricien seront mis en valeur.

Avec sa belle architecture coloniale raffinée et ses trésors horticoles, ce site est aujourd’hui un des fleurons du patrimoine local. Le domaine, qui appartient toujours à la même famille, est une exploitation agricole qui continue de prospérer avec sa rhumerie.

Les vestiges du passé du château

La Chapelle Saint-Georges, à l’entrée du domaine est le signe de l’héritage de la foi de la famille Wiehe. Inaugurée le 26 avril 1936, elle fut construite avec l’aide des propriétaires et des habitants du village à l’usage de la ‘mission indienne’ locale.  La vieille cheminée peut être aperçue au départ de la visite du château. Témoin de l’activité sucrière du domaine à l’époque des grandes propriétés terriennes de l’ile Maurice, ce type de cheminée se retrouve de part et d’autre à travers le pays.

Le vieux moulin à vent est un des vestiges de l’ancienne sucrerie du domaine à côté duquel était attaché un bel éléphant venu d’Inde. Autour de ce moulin gravitait toute l’activité et la vie des laboureurs dans leurs habitations appelées « Les camps »

La boutique de Madame Jimmy est une très vieille boutique en pierre plus que centenaire et très représentative des boutiques d’autrefois.

 

L’histoire du château

Le Domaine de Labourdonnais est une ancienne concession datant de 1774 et appartenant  à deux orphelines, Marie Louise et Henriette Tréouart de Longpré. Jean Baptiste Germain, acquéreur d’une partie des terres, avait fait construire la première sucrerie en 1814 et qui par la suite a été acheté par Jacques de  Chasteigner Du Mée. A sa mort en 1829,  ses deux filles en sont devenues  héritières,  Aubin et Bourgault jusqu’en 1847. La superficie du terrain était alors passé à 1 400 arpents.

En 1837 Bourgault avait marié sa fille, Emilie à Christian Wiehe. Ce dernier a, par la suite, racheté les parts pour devenir l’unique propriétaire et a administré le domaine en 1848. Christian Wiehe  était une personnalité éminente de la vie mauricienne et siégeait au Conseil législatif, à la Chambre d’Agriculture. Son sens des affaires en fait un homme influent et en 1856 il décide de commencer l’édification du château qui sera définitivement achevé en 1859.

 

 

Continue Reading
You may also like...

More in Découverte

To Top
X