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Case Noyale: Le combat contre la misère requiert compassion et compréhension

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Case Noyale: Le combat contre la misère requiert compassion et compréhension

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Trente-huit familles vivent sur des terrains de l’État à l’entrée de Case Noyale, petit village côtier de l’Ouest. Certains de ces squatters ont pu régulariser leur cas, d’autres pas. Une dizaine appréhende une expulsion et s’assister à la démolition de leurs bâches de fortune. Aujourd’hui, conscient de la menace, elles sont prêtes à payer pour le bail si elles obtiennent des garanties qu’elles ne seront pas transférées ailleurs. Cap sur Case Noyale…

Ils sont quelque 120 personnes à vivre dans ce quartier de l’Ouest, dont un tiers est composé d’enfants. La vie est plutôt paisible dans cet endroit. Chacun vague à leur train-train habituel, mais l’arrivée des visiteurs attire leur curiosité. Avec une musique jamaïcaine en arrière-plan, on se croirait un moment dans un ces villages d’Amérique latine. Dariau Labeauté, un pêcheur de 53 ans, y vit avec son fils dans ce lieu depuis voilà 20 ans. Divorcé, il se débrouille tout seul. Il est fier de son quartier. “ Les habitants de Case Noyale sont très amicaux et ici, il y a des maçons, des pêcheurs et les charpentiers. Nous vivons en harmonie. Il y en a les gens de toutes les communautés. On n’a jamais connu les crimes atroces qu’on entend dans d’autres régions. Nous ne connaissons pas la rancune, mais l’amour et la paix ».

Dariau Labeauté meuble aussi ses moments libres en fabriquant des balais de ‘fatak’.

Dariau Labeauté meuble aussi ses moments libres en fabriquant des balais de ‘fatak’. C’est son passe-temps préféré, dit-il. Il ne veut pas que d’autres projets viennent mettre en péril la paix et l’amour qu’il y a ici. “Je veux rester là pendant longtemps. S’il faudra obligatoirement reloger, ça doit être dans la même localité. C’est vrai que la communauté vit dans l’inquiétude. On ne sait pas trop de quoi sera fait l’avenir. Nous voulons d’une place convenable et je suis prêt à faire des efforts pour construire ma maison si tout se passe correctement.”

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