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[ vidéo ]Nashreen, 39 ans : Vivre l’enfer au quotidien

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Nashreen, 39 ans : Vivre l’enfer au quotidien

Une fille handicapée, un fils diabétique d’un an et un mari drogué. Comment peut se conjuguer le quotidien de Nashreen, si ce n’est qu’un véritable cauchemar. L’histoire de Nashreen, c’est celle d’une femme, d’une mère qui rêvait d’un autre monde, en quittant le toit de son père.

Nous sommes au nord de l’île, à Calebasse, pour retrouver Nashreen Ramjooa, femme au foyer qui ne vit plus qu’entre ses rêves brisés et ses espoirs perdus. Ce n’était pas la vie à laquelle elle s’attendait, elle qui vivait dans un milieu très strict avec ses parents. Nashreen, n’avait à l’esprit que l’idée d’aller au-delà des limites de la maison de son père. Le destin en a voulu autrement. En effet, son premier mari l’abandonne dès qu’il apprend que l’enfant qu’elle allait mettre au monde dans cinq mois, souffre d’une malformation congénitale. Malgré le pain sec auquel elle se contentait durant sa grossesse, elle croyait encore, à ce moment-là que la vie était meilleure. Elle a eu tort. Jean Jacques Roussie, son deuxième mari, soudeur de son état s’est laissé aspiré par l’enfer de la drogue, avec tous les conséquences que cela entraine pour la famille recomposée.

Vivre avec Rs 2 000 par mois
18 ans plus tard. Pomanah Marousia, qui est devenue une jeune fille clouée dans un fauteuil-roulant, devient la seule source de revenu de la famille. Avec la pension de sa fille, Nashreen parvient à peine à joindre les deux bouts. Après les factures, plus que Rs 2 000 en main pour faire tourner la maison. Elle ne veut même pas entendre raison quand on lui propose de faire interner sa fille, malgré les difficultés, que doivent affronter Pomanah au vu de son handicap.

Elle décide alors de retourner vivre chez son père. « Pour mon père, l’erreur n’est pas permise. Je me souviens encore du jour où ma sœur et moi regardions la télévision. Nous étions assez jeunes à cette époque. Nous étions à rire d’une comedie à la télévision. Mon père a hurlé parce que nous rions à haute voix. Il avait des règles qu’il ne fallait à aucun prix transgresser. C’est cela mon père » dit-elle. « Des gens me disaient souvent que je dois diboutt lor mo lipied ou encore ziska quand mo pou vivre lor kass mo papa ». Elle décida alors d’essayer une nouvelle vie avec Jean Jacques, l’erreur qu’il ne fallait pas commettre, selon elle.

L’enfer de la drogue
Au début, tout allait bien. Jean Jacques travaillait dur pour faire vivre sa famille. Mais deux ans après son mariage, il chuta dans la drogue. C’est l’enfer à nouveau pour Nashreen qui évita tout juste que son bébé de six mois ne soit vendu par son père, en plus des violences domestiques. C’est la rupture un an plus tard. De ce mariage, naquit un garçon d’un an, diabétique de naissance (sugar baby ). Depuis, Nashreen vit entre ses deux enfants, entre les crises de diabète de son nourrisson et une fille qui nécessite une présence quasi permanente.

Cette histoire bouleversante de Nashreen est celle aussi de beaucoup de mères qui vivent l’enfer au quotidien. Comme quoi des fois, vaut mieux ne pas croire que la vie est meilleure que celle de ses parents.

Pallavi Busgeet 

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