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[vidéo] Une famille de trois enfants forcée de dormir dans la rue

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[vidéo] Une famille de trois enfants forcée de dormir dans la rue

[vidéo] Une famille de trois enfants forcée de dormir dans la rue

Une famille de trois enfants forcée de dormir dans la rue

Depuis sept jours, une famille composée de cinq membres est contrainte de dormir à la belle étoile, faute de toit. Mohamed D., a été expulsé de la maison qu’il occupait à Grand-Baie durant ces 18 derniers mois pour non-paiement de la location….

Deux matelas jetés par terre font office de lit. Des vêtements stockés dans plusieurs sacs sont rangés dans un coin. Des chaises en plastique, abîmées, les aident à contempler une vue imprenable sur la baie. C’est sous cette varangue située à quelques mètres du poste de police de Grand-Baie que la famille Mohamed vit. L’endroit est précaire. Des détritus tapissent le sol. Sans oublier une odeur nauséabonde qui s’y dégage.

Depuis une semaine, les enfants de Mohamed âgés de 7 ans, 15 ans et de 18 ans respectivement se brossent les dents dans l’enceinte du poste de police de la localité. Et à l’aube, ils prennent leur bains dans les toilettes publiques, situées sur la plage de cette région balnéaire en cette période hivernale.

On dirait, que cette famille a presque oublié le goût du thé et du pain chaud. Ici, on mange à moitié ventre. Mais elle se bat pour survivre.

Après un an et demi, la famille D., a été expulsée de leur maison qu’elle louait. Mohamed, 48 ans, maçon de son état, n’a pas été en mesure de payer sa location de trois mois. Il doit une somme de Rs 21 000 à son ex-propriétaire. Oui Rs 21 000, suffisant pour attirer les foudres et d’être mise à la porte.

Le père a été incapable de payer ses locations après que son fils ait perdu son emploi comme valet auprès d’un hôtel. Le fils ainé, selon Mohamed, l’aidait grandement à arrondir leur fin de mois. Un retard qui n’a pas plu au propriétaire. Sans crier gare, la semaine d’avant, celui-ci a verrouillé toutes les portes. « Mo dakor mo dwa li kas. Li finn met kadena e li finn gard mo bann zafer andan san mem ki li dir mwa. Depi lerla nu pe dormi deor dan fre », confie Mohamed, le visage visiblement fatigué. Car, la nuit il ne dort pas, il doit surveiller sa famille.

Quant à Banon D., 38 ans, l’épouse de Mohamed, elle nous fixe sans piper mot. Sans doute, peinée par la tournure des événements. « Mo ti reste ici mem. Bann voizin vinn visit nu mai pa mo pros», se désole-t-elle. Pour Mohamed, pas question d’alerter ses proches, son frère étant malade. « Mo pa envi fatig person. Mo pe rod enn lakaz. Mo pu kpav paie ent Rs 5000 à Rs 6000. Aid mwa trouv enn toit ». C’est le cri de coeur d’un père de famille.

Une chaîne de solidarité s’est créée sur le réseau social, Facebook. Après que Jeremy Jeantou, un habitant de Grand Baie, ait alerté l’opinion publique sur ce cas. Tout laisse croire que la famille verra bientôt la lumière au bout du tunnel.

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