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Tante Solange : La grand-mère de cité Anoska

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Tante Solange : La grand-mère de cité Anoska

Tante Solange : La grand-mère de cité Anoska

Tante Solange : La grand-mère de cité Anoska

Mercredi 9 août, 10 heures. Nous sommes à la cité Anoska. À peine le seuil de ce quartier franchi, nous apercevons une vielle femme assise sur un tronc au bord de la route, tenant dans ses bras son arrière-petit-fils. On s’approche d’elle pour un renseignement, mais ce qu’on allait découvrir nous a laissés sans voix. Solange Perrine est la doyenne du village. Âgée de 77 ans, petite de taille, elle a un visage marqué par le vécu. Cela s’avère vrai quand on apprend qu’elle a 10 enfants et 75 petits et arrière-petits-fils… encore si le compte est bon !

À notre approche Tante Solange nous lança un grand sourire qui illumine son visage. Cette femme, qui a connu 10 fois la maternité, est, en effet, la grand-mère de la moitie du village qui compte environ 150 familles. « Tous mes enfants, petits-enfants et arrières petit-enfants habitent dans  la localité. On est tellement nombreux qu’on a cessé de compter », avance notre protagoniste avec une pointe d’humour.

Elle et sa famille sont arrivées dans ce village en 1999, lorsque les habitants de La Pipe furent délogés pour la construction du barrage de Midlands. « Au départ j’étais triste d’avoir à quitter La pipe, mais à la fin je suis contente d’avoir été relogée, car ici j’ai une maison à moi », avançe-t-elle .  Mais avant cela Solange habitait Rodrigues, son ile natale, qu’elle a quittée depuis plus de 50 ans. « J’ai quitté Rodrigues à cause de la précarité. À Maurice j’ai travaillé comme laboureuse ». Un métier qui lui a permis de nourrir ses enfants après le décès de son mari. Ses mains, usées et crispées ont durement gagné leur vie.  Lorsqu’on lui demande si elle s’est remariée, elle lança toute souriante « Non, je suis heureuse comme ça. Mais je ne vous cache pas que j’ai un petit copain  qui habite non loin».

Solange ne se plaint pas. Jamais. Elle est heureuse de sa vie. « Avec ma pension de retraité, j’arrive à vivre. Mes frères m’ont, à maintes reprises, demandé de rentrer à Rodrigues. Je suis bien ici auprés de mes enfants », déclara la grand-mère. Elle avoue que le village manque de loisirs et d’infrastructures, mais il en résulte que tout ce qu’on raconte sur ce quartier n’est pas forcement vrai et qu’il y a beaucoup de fausses étiquettes collées à Anoska. Certains diront qu’elle est insouciante ou même inconsciente pour cette femme partiellement aveugle de penser ainsi.  Mais c’est sa vie et elle l’a trouve belle !

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