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Suicide: Ce SOS qu’on comprend malheureusement trop tard

Suicide: Ce SOS qu'on comprend malheureusement trop tard

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Suicide: Ce SOS qu’on comprend malheureusement trop tard

Suicide: Ce SOS qu’on comprend malheureusement trop tard

Il ne se passe pas un mois sans que Maurice ne soit ébranlé par au moins un cas de suicide. La dernière en date, c’est le cas d’une adolescente de 13 ans s’est donnée la mort parce qu’elle été victime de bizutage. 66 personnes se sont suicidées en 2016 et il y a eu 356 tentatives de suicides. Les autorités tirent la sonnette d’alarme en ce qui concerne ce fléau. Ceux âgés entre 15 et 30 ans sont les vulnérables et un travail de collaboration existe entre la Life Plus Unit du ministère de l’égalité des genres et les ONGs pour aider ceux ont besoin d’un suivi phycologique. Mais quelles sont les raisons qui poussent une personne à commettre cet acte irréparable? Seuls ceux qui y ont échappé peuvent nous en parler…

« J’avais 14 ans quand j’ai tenté de mettre fin a mes jours en buvant un flacon de nettoyant pour meubles. Pourquoi l’ai-je fait ? Je me suis longtemps posé la question ». Au départ, Jeenah T.  donne des excuses minables pour expliquer le pourquoi de cet acte jusqu’a ce que sa mère l’emmène voir un psychologue. « Aujourd’hui, quatre ans plus, je sais pourquoi j’ai fait cette tentative de suicide. C’était un appel à l’aide.  J’étais frusqué et déçu parce que je n’avais pas réussi a mes examens et mes parents me le reprochaient. Subissant trop de pression de la part de mes parents et mes enseignants, j’ai craqué. J’avais besoin de soutien, de réconfort, Mais à l’époque je ne recevais que des critiques », avance la jeune fille âgée de 18 ans. Tout comme Jeenah, beaucoup de personnes tentent de mettre fin à leur jour. Pour Jeenah ce fut une pression de trop, mais pour d’autres les raisons varient.

Selon le psychologue Sarvesh Dosooye, le suicide est un phénomène de société très complexe. « Les raisons menant une personne au suicide sont multiples et varient selon la personne et sa situation », déclare le psychologue. José Milien,  président de l’association Befrienders (Mauritius), souligne pour sa part que les causes du suicide sont très vastes. «Bien que les causes exactes du suicide soient inconnues, il existe certains facteurs de risque fréquents : une maladie psychiatrique, les troubles de l’humeur par exemple une dépression, un changement de comportement», avance notre protagoniste.

« Cependant le suicide peut être prévenu, car, dans la majeure partie des cas, la personne donne des signes de son intention. Il suffit d’être attentif à tout changement d’attitude ou de comportements de sa part et le prendre en considération. Il est important d’encadrer la personne concernée, qu’il soit jeune ou adulte, et l’inciter à se confier », avance nos deux interlocuteurs. Les signes avant-gardes du suicide sont nombreux et encore une fois cela varie de personnes à une autre. Dans un premier temps, on note une baisse d’interaction sociale et dans bien souvent des cas la personne se replie sur elle-même en ayant une certaine perte de l’estime de soi.

En sus, il y a aussi des changements physiques tels qu’un manque d’énergie, des troubles du sommeil, des variations de poids ou encore des troubles de l’appétit. On note aussi une constance, comme par exemple la référence à la mort ou au suicide oralement ou par écrit. « Or, il se peut aussi que la personne ait un changement d’attitude sans pour aucun être suicidaire et c’est une chose qu’il faut bien comprendre », souligne le président de Befrienders.

Service d’aide

Toute personne voulant se confier, peut appeler l’association Befrienders, tous les jours, de 9h à 21h, au 800-9393 (appel gratuit), où ils pourront discuter avec des spécialises par téléphone ou venir sur place au siège de l’association à Quatre-Bornes.

 

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