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Pharmacy Council Act : « Réguler la profession et assurer la formation continue »

Pharmacy Act promulguée : « Réguler la profession et assurer la formation continue »

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Pharmacy Council Act : « Réguler la profession et assurer la formation continue »

Pharmacy Council Act : « Réguler la profession et assurer la formation continue »

La Pharmacy Council Act 2015 a été promulguée et a pris effet à partir du 1er novembre. L’entrée en vigueur de cette législation permettra un meilleur contrôle de la profession de pharmacien. Votée en 2015, l’implémentation de cette loi vise aussi à promouvoir l’avancement de ce métier grâce à un Code de déontologie et à la formation continue.

En septembre 2017, un pharmacien se fait arrêter pour avoir vendu certains médicaments illégalement, sans présentation de prescription. C’est cette pratique – malheureusement courante dans les pharmacies -qui a accéléré le processus de préparation d’un Code of Practice pour la profession, par la Pharmacy Council.

Le président de la Pharmacy Council, Faizal Elahee, explique que la Pharmacy Council Act faisait partie des priorités de la Pharmacy Council. Pour lui, les deux points saillants de la Pharmacy Act sont un meilleur contrôle de la profession de pharmacien et le ‘Continous Professional Development’, qui permettra la mise à jour continue dans cette profession.

« Il est important pour toute profession d’avoir un Code of Practice. Cela manquait dans le secteur pharmaceutique. Il y a environ 500 pharmaciens qui sont enregistrés et à peine 30 exercent dans le service public. Ce code de déontologie vient reprendre ce que les pharmaciens ont appris durant leurs années de formation, donc cette Pharmacy Council Act viendra implémenter tout cela. La PCA  est importante afin de réduire les écarts de conduite dans la profession et d’assurer la formation continue dans un domaine qui ne cesse d’évoluer. Cela prend aussi en compte l’intérêt des patients », soutient le président du Pharmacy Council.

Faizal Elahee explique que toute cette démarche s’inscrit dans le cadre de réguler et de promouvoir le développement de ce secteur. Il explique que l’enregistrement obligatoire des pharmaciens, viendra vérifier et assurer que ces derniers aient le niveau requis pour exercer dans ce domaine: « Que ce soit dans le secteur privé et public, la Pharmacy Council va venir s’assurer que les pharmaciens aient le savoir-faire et soit aussi ‘fit for duty’. Pour les pharmaciens qui sont déjà préenregistrés, il va falloir qu’ils s’enregistrent en ligne et qu’ils fassent par la suite un examen en fin de stage », explique le président du Pharmacy Council. Il souligne aussi que pendant cet exercice, ce sera leurs connaissances sur toutes les informations relatives à la loi, qui seront mises à l’épreuve, dont la Dangerous Drugs Act, la Pharmacy Council Act et la Pharmacy Act.

Mettre un frein aux pratiques illégales

Le dernier cas en date en septembre dernier, où un pharmacien dans la région de Curepipe a été arrêté pour avoir vendu des médicaments, sans prescriptions, n’est malheureusement pas une exception ou un cas isolé. Rachaël S, pharmacienne à Curepipe évoque que sa collègue a vendu à plusieurs reprises des médicaments sans ordonnances: « Pour moi, c’est une très bonne initiative qui va venir mettre un frein à cette pratique. Ma patronne ne s’en soucie guère, car pour elle, l’important c’est que l’on fasse des ventes. C’est pour les mêmes raisons que nous avons souvent des personnes qui viennent acheter des fioles de sirop de toux pour se droguer. Je ne me sentais pas en sécurité avec ces gens dans le coin».

Si Rachaël se dit soulager que la Pharmacy Council Act ait été promulguée, Savitree est du même avis. Elle n’est pas pharmacienne, mais habite à côté d’une pharmacie. Si au début l’ouverture de cette pharmacie était une bénédiction, elle a vite fini par déchanter.

« Au début, c’était vraiment à notre avantage d’avoir une pharmacie à côté de la maison, mais après c’est devenu un véritable calvaire. On a commencé à voir des personnages loufoques traîner dans le coin. Et c’est par la suite que nous avons compris que c’était à cause de la nouvelle pharmacie. Ils pouvaient y acheter des médicaments sans prescriptions, dont des sirops de toux. Et ces fioles ils les jettent partout après usage, jusque même dans ma cour. J’ai essayé d’en parler à la pharmacienne en charge et même au propriétaire, mais cela n’a rien changé, ce n’est que du business et j’espère que la Pharmacy Act mettra une fin à cette pratique », affirme cette mère de famille qui dit craindre pour sa sécurité et celle de sa famille, avec des « drogués » qui rôdent près de chez elle.

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