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Produits pétroliers: Les autorités malgaches veulent réduire la marge des profits des compagnies (Rs 5.00/litre)

Les prix des produits pétroliers et gaziers à La Réunion connaîtront une nouvelle hausse à partir du 1er décembre. Le sans plomb La hausse sensible (+ 8,58 %) de la cotation est accentuée par la hausse du fret (+ 5,54 %) ainsi que par la dépréciation de l’euro (- 0,84% %). En définitive, le prix CAF augmente de 9 points. Le prix public augmente de 4cts à 1,40 €/litre. Le gazole Comme pour le SSP, la cotation moyenne du gazole connaît une hausse au cours du mois de novembre (+5,35 %). Cette hausse est accentuée par la hausse du fret, et par la dépréciation de l’euro face au dollar (- 0,84 %). La conjonction de ces paramètres induit une hausse du prix CAF de + 6,19 % qui conduit à une augmentation du prix de vente de 3 cts à 1,05 €/litre. Le gaz La cotation mensuelle (issue de la pondération) est stable. La dépréciation de l’euro (-0,84 %), de son coté, est responsable de la hausse du prix de la bouteille à hauteur de 7 cts. Le contrat de fret est inchangé. Le prix final de la bouteille s’établit à 18,41 € contre 18,34 le mois précédent.

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Produits pétroliers: Les autorités malgaches veulent réduire la marge des profits des compagnies (Rs 5.00/litre)

Produits pétroliers: Les autorités malgaches veulent réduire la marge des profits des compagnies (Rs 5.00/litre)

Alors qu’à Maurice, les automobilistes sont frappés par une hausse de produits pétroliers depuis le jeudi 21 décembre, à Madagascar, ce sont les pétroliers qui sont visés. Les autorités malgaches sont d’avis que la structure actuelle du prix serait plus avantageuse aux pétroliers et envisagent sérieusement de réduire leurs marges bénéficiaires.
Les compagnies visées sont Total, Galana, Shell et Jovena. Selon notre confrère de l’Express Mada, l’Etat compte leur imposer plus de taxes sur les produits pétroliers en 2018. Une décision gouvernementale et aussi des bailleurs de fonds, les deux parties sont d’avis que ces compagnies doivent baisser leur profit. Il s’avère que les compagnies distributeurs encaissent 522 ariary, soit Rs 5.22 sur chaque litre. Une modification de la structure de prix est aussi à l’agenda du gouvernement.

Sollicité pour une réaction, Mosadeq Sahebdin s’interroge sur le rôle du Build Mauritius Fund qui prélève Rs 4 sur chaque litre de carburant acheté. Une taxe introduite, selon lui, par l’ex-ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo. Selon le porte-parle de la Consumer Advocacy Plateform, chaque pays et producteur de pétrole impose une taxe sur les produits pétroliers pour générer des revenus. A Maurice, poursuit-il, le gouvernement prélève Rs 4 sur chaque litre de l’essence. « Ou est passé cet argent. Que fait-on de l’argent de ce fonds? », s’interroge-t-il.

En avril dernier, Pravind Jugnauth a rendu public le montant disponible dans le Build Mauritius Fund, soit Rs 5,3 milliards. Le Premier ministre répondait à une question du député du MMM Aadil Ameer Meea. Depuis juin 2016, la State Trading Corporation a reçu Rs 1,6 milliard grâce au prélèvement de Rs 4 roupies sur le prix du carburant. Plusieurs projets ont été mis à exécution grâce au Build Mauritius Fund, dont Rs 291 millions ont été injectées dans le secteur de l’eau et Rs 317 millions dans le secteur du transport, entre autres.

Pour rappel, la Banque mondiale, à la demande des autorités malgaches, avait engagé un cabinet indépendant pour analyser la structure actuelle du prix du carburant. Il avait été conclu qu’une réduction de 17% de marges bénéficiaires est encore viable pour les sociétés pétrolières et n’affecte pas leurs capacités d’investissement. Ce cabinet estime que les pétroliers enregistrent un bénéfice d’environ 700 ariary par litre (Rs 7.00).

Depuis quelques semaines, les deux entités sont entrées en négociation pour fixer une nouvelle structure du prix du carburant. À trois reprises, les négociations n’ont pas encore porté leurs fruits. Conscient du problème, le gouvernement avait récemment décidé de relever les taxes sur les produits pétroliers même si le niveau de la taxation est encore assez bas à Madagascar. Une décision qui a permis aux pétroliers de maintenir les prix en-dessous de ceux proposés dans d’autres pays.
Toutefois, les grosses boîtes se sont déjà engagés à s’opposer farouchement à une telle décision.

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