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L’Argentine plonge dans la crise

Mauricio Macri, Président de l'Argentine

L’internationale

L’Argentine plonge dans la crise

En seulement quelques jours, fin août, l’Argentine, troisième économie d’Amérique latine a de nouveau plongé dans le marasme. Avec toujours le même scénario – peso en chute libre, explosion des prix, licenciements massifs, turbulences sociales –, auquel se greffe, sur le plan international, une hausse du dollar américain qui a fait tomber plusieurs pays émergents dans une grave crise monétaire.

Le 30 août, le peso a perdu 17 % de sa valeur et, depuis
janvier, la monnaie argentine s’est effondrée de plus de 50 % face au
dollar. Ce« jeudi noir », la banque centrale a dû relever en
urgence son taux directeur à 60 %, l’un des plus élevés au monde, pour
tenter de freiner une hallucinante dégringolade de la monnaie.

Après un week-end agité de frénétiques réunions, le président de
centre-droit, Mauricio Macri, a annoncé, lundi, dans un message enregistré, un
plan d’austérité comprenant notamment la suppression de treize ministères sur
vingt-trois – dont ceux de la santé et du travail, transformés en secrétariats
d’Etat – et une hausse des taxes à l’exportation.

« Cette crise n’est pas une crise de plus, elle doit être la
dernière. Nous avons tout pour nous en sortir »,
a voulu
rassurer le chef de l’Etat. « Nous allons demander leur contribution à
ceux qui en ont la plus grande capacité : ceux qui exportent »,
a-t-il
précisé, en référence aux secteurs agricoles, énergétiques et miniers qui,
en vendant en dollars leurs productions à l’étranger, sont favorisés par
la chute du peso. « Nous savons que c’est une mauvaise taxe, mais je
vous demande de comprendre que c’est une urgence »,
a lancé le
président argentin. Les riches exportateurs agricoles, tout comme la puissante
Union industrielle argentine (UIA), ont exprimé leur mécontentement.

« La récession va être impressionnante »

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2015, le gouvernement Macri a réduit de 6 % à 3,9 % du produit intérieur brut (PIB) le déficit budgétaire. Le nouvel objectif est de parvenir à l’équilibre dès 2019. 

Le plan d’austérité a été mal accueilli par l’opposition, qui reproche
au gouvernement un manque de dialogue et une réaction tardive, voire une
incompétence face à une tempête que l’on voyait venir. « La récession
va être impressionnante »,
a prédit Agustin Rossi, chef du bloc
péroniste à la Chambre des députés.

Source : Le Monde

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