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‘Route de la soie’ : Comment la Chine tisse sa toile (1 ère partie)

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‘Route de la soie’ : Comment la Chine tisse sa toile (1 ère partie)

Croissance économique. Relations diplomatiques. Besoin de reconnaissance. Soft power… La Chine entend bien démontrer sa puissance et aussi développer ses relations économiques. Le concept de ‘route de la soie’ théorisé par le Président Xi Jinping démontre bien les visées d’expansion d’un « empire du milieu » en plein renouveau…

Xi Jinping, Président
de la République populaire de Chine est perçu comme un dirigeant omnipotent, un
nouveau Mao, dans la droite ligne des anciens empereurs confinés à la Cité
Interdite mais aux pouvoirs presque illimités sur un territoire immense.

Ses détracteurs et
ceux de la Chine ne pourront ne pas relever l’expansionnisme chinois sur le
plan économique et aussi, incidence directe, sur le plan diplomatique et aussi
(peut-être moins présente) culturel. Mais force est de constater que depuis son
accession au pouvoir, le Président chinois a multiplié les initiatives afin d’étendre
l’influence économique, déjà bien grande, de la Chine. L’initiative de ‘route
de la soie’ constitue un de ces moyens privilégié afin de parvenir à ces
fins…

En gros, la Chine
entend, à travers des liens diplomatiques, et économiques, englober dans son
giron une série de pays, d’Asie, d’Afrique (Maurice étant une composante de
cette stratégie), mais aussi d’Europe. Une relation, déjà présente à travers
les échanges commerciaux et qui doit s’accentuer avec voies de communications
(lignes ferroviaires ou encore voies maritimes). Plus de de 4, 4 milliards de
personnes sont concernées. Nous parlons de plus de 62 % du Produit Intérieur
Brut mondial. En bref, l’initiative est colossale ! Cette route de la soie
consiste aussi en un vaste réseau d’infrastructure et d’investissements stratégiques
(suivez mon regard vers le nord de la capitale…).

Toutefois, l’offensive
chinoise commence à buter contre des considérations d’ordre politiques, économiques
avec des ramifications géostratégiques. Ceci nonobstant les assurances données
par le gouvernement chinois qui martèle, mordicus, que le but est d’assurer le développement
économique des pays concernés et que les visées politiques sont nulles. Du
moins facultatives…

Afflux de main-d’oeuvre

En Malaisie, par
exemple, un des plus importants récipiendaires des investissements chinois en Asie
du sud-est commence à se retracter ; l’initiative ayant un écho peu
favorable auprès des autorités locales. Le point de litige : des emprunts
consentis par la Chine, peu favorables, ainsi que l’afflux de main-d’œuvre
chinoise au détriment de travailleurs locaux. Et la problématique peut se révéler
encore plus grave…

A la pointe sud
du sous-continent indien : Sir Lanka. La Chine y a posé ses valises. USD
1, 1 milliard de prêts… Une aubaine pour les autorités d’un pays miné par des
années de guerre civile. Mais cette aide chinoise ne s’est pas faite sans
concession. Le port du Sri Lanka a ouvert généreusement son actionnariat à la
Chine : 70% des parts du port sont maintenant détenus par la Chine
Merchant Group, entreprise d’Etat de la Chine. Un colosse en lui-même, son
chiffre d’affaires dépassant le PIB de tout le Sri Lanka !

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