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La Fin Tech, moteur potentiel des économies africaines sur les secteurs traditionnels

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La Fin Tech, moteur potentiel des économies africaines sur les secteurs traditionnels

La plupart des pays africains présentent un visage économique positif, du largement à la performance appréciable des secteurs traditionnels ; cela selon le dernier rapport de l’ICAEW (Institute of Chartered Accountants in England and Wales).  Dans le Economic Insight : Africa Q1 2019, lancé aujourd’hui, les indicateurs prédisent une croissance du PIB pour diverses régions incluant l’Afrique de l’Est, dont l’estimation de croissance est prévue à 6.3% ; l’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest à 4.4%, la Zone Franche à 4.9% et l’Afrique du Sud à 1.5%.  Le rapport met l’emphase sur le potentiel de la Fin Tech à bondir par rapport aux moteurs économiques traditionnels.

Le rapport commandé par l’ICAEW et produit par le partenaire et prévisionniste Oxford Economics, nous donne un aperçu de la performance économique de la région.  Ces régions comprennent : l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Centre et de l’Ouest, la Zone Franche, l’Afrique du Nord et du sud.

Selon ce rapport, il est attendu que l’Afrique de l’Est demeure la région à la croissance la plus forte avec une expansion de 6.3% cette année.  L’Ethiopie, le Rwanda, la Tanzanie, et l’Ouganda sont tous attendus avec une croissance en temps réel de leur PIB au-delà de 6% cet année, croissance largement imputée aux investissements infrastructurels, et l’expansion des services financiers et des télécommunications.

La croissance économique africaine a généralement été conduite par les investissements infrastructurels publics et l’expansion de services envers une population mal desservie.  Le secteur de la Fin Tech est néanmoins en train de gagner l’attention à la fois des secteurs privés et publics, et facilite ainsi l’innovation dans les autres secteurs de l’économie, permettant aux nations africaines de bondir davantage par rapport aux infrastructures traditionnelles

Michael Armstrong, Directeur régional de l’ICAEW pour le Moyen-Orient, l’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud avait dit “La croissance économique africaine est principalement conduite à ce jour par les secteurs traditionnels; néanmoins, la Fin Tech a l’opportunité de dépasser les autres acteurs clés et de promouvoir un développement inclusif. Mais ceci n’arrivera qu’à condition d’être correctement géré.”

Près d’un tiers du financement total sur le continent avait été obtenu par des start-ups Fin Tech en 2017. Cela peut être soutenu par le fait que 60% de tous les services d’argent mobiles peuvent être répertoriés dans l’Afrique sub-saharienne (SSA) selon une étude Ecobank.

Le secteur Fin Tech est destiné à une forte croissance dans le moyen terme, passant de $200m en 2018 à $3md en 2020. La majorité de ces investissements ont été dirigés vers le Kenya, le Nigéria, et l’Afrique du Sud.  Il est prévu que le succès de la Fin Tech dans ces pays s’étendra aux autres nations africaines.

La Zone Franche présente la perspective d’une croissance louable de 4.9% cette année. Le Sénégal ayant joui d’élections relativement libres et transparentes en Février, ouvre la voie à une performance économique croissant à 6.5%. La croissance économique de la Côte d’Ivoire est prévue à 7.0% cette année, ayant été stimulée par un rebondissement des exportations agricoles et d’un secteur industriel fort.

L’Afrique du Centre et de l’Ouest présentent les signes d’une reprise économique plus généralisée au Nigéria, ou la croissance est attendue à 2.5% cette année. L’augmentation de la production pétrolière devrait de son côté, continuer de stimuler le PIB du Ghana à raison d’une croissance de 6.4% cette année. L’économie de la République Démocratique du Congo bénéficiera d’une forte dynamique dans le secteur minier, mais verra le secteur non-minier limité par une devise faible et une forte inflation.  La croissance du PIB est néanmoins prévue de monter jusqu’à 4.4% en 2019.

Dans le Sud du continent, une contraction de l’économie de l’ordre de 1.5% est attendue, étant due à une situation allant du mal au pire.  Cette situation est davantage aggravée par l’instabilité politique du Zimbabwe qui demeure inquiétante. Les observateurs s’attendaient à une croissance de 1.1% pour l’Angola cette année-ci, en conséquence des efforts de réforme, qui ont continué à restaurer la confiance.  L’économie Sud-Africaine dont la croissance est présentement de l’ordre de 1.3%, a vu la présentation d’un budget sombre en Février.

L’Afrique du Sud et le Malawi ont tous deux une croissance prévue à 4.2%, le Botswana à 4.4%, la Namibie à 2.1% et le Mozambique à 3.4%, tous ces pays se préparant à des élections. Les prises de décisions et la mise en œuvre souffriront aux dépens des promesses, mais pas au point d’une instabilité significative.

Dans l’Afrique du Nord, le dernier trimestre a vu surgir le spectre d’une instabilité généralisée.  Le Soudan s’attend à une croissance de 1.2% malgré le soulèvement populaire qui a vu la démission du Président Omar El-Bechir, longtemps au pouvoir. L’Egypte, ou est prévue une croissance de 5.4%, se trouve en butte à l’idée du Président Abdel Fattah Al-Sissi qui vise à modifier la constitution afin de rester au pouvoir au-delà de 2022.

 

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